Le deuxième volet de la trilogie d’expositions consacrées au centenaire de Nicole s’articule autour de la notion de temps, à partir d’une phrase que Nicole Florensa elle-même avait écrite sur un bout de papier retrouvé à la Fondation : Hors du temps.
Ainsi, la salle d’exposition devient un lieu de processus pour une mémoire en constante métamorphose. L’image-point d’ancrage qui marque le début du parcours est une photographie d’octobre 1949, présente à la fin de l’exposition Desplaçats. Solidarité et résilience dans une boucle intemporelle. À partir de cette image, il est possible de découvrir quelques instantanés temporels de la vie et de l’œuvre de Nicole, vus par les autres ou à travers son propre travail artistique inédit. Ainsi, chaque ensemble d’éléments présentés constitue un portail intemporel qui active une boucle de connexions. C’est ainsi que surgit le temps-présent (Jetztzeit) théorisé par Walter Benjamin : cet instant suspendu où le passé s’entremêle avec le présent, prenant un sens entièrement nouveau. Nekane Aramburu, curator.
Les œuvres artistiques à caractère figuratif et les fonds d’archives se resignifient conceptuellement dans le cadre de cette configuration curatoriale. La perspective que nous proposons permet de transformer l’espace en un dispositif de mémoire partagée, invitant le visiteur à s’essayer à de nouveaux exercices de lecture et d’analyse critique. Nekane Aramburu, curator.
Centenaire Nicole grâce aux subventions pour la commémoration d’événements,
personnalités ou entités du domaine de la culture catalane. Gouvernement de la Catalogne.


